Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur

 

 

 

 

 

 

Pour qui vivons-nous ? Pour qui amassons-nous les choses, les photos, les souvenirs? Qui pourrait traverser la mort pour jouir dans l'au-delà de ce que nous préparons sur terre? Ce ne sont pas là les réflexions grincheuses de ceux à qui la vie a déjà tout donné, et qui sentent qu'autour d'eux tout dépérit, si cela ne vit de la vie de Dieu ; c'est le constat réaliste de ceux et de celles qui "viennent de cœur à la sagesse", et qui entreprennent de restituer à Dieu la propriété de toutes choses.

Non seulement les biens que nous avons, mais notre être même, et le temps de notre vie, doivent être sans cesse référés au Seigneur :"Aucun ne vit pour lui-même, et aucun ne meurt pour lui-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur". C'est Lui la base de tout, et le but qu'en tout nous poursuivons. C'est Lui qui est le seul critère de réussite de nos vies. Il est, pour chacun(e) aussi, l'alpha et l'oméga. À la fin de nos journées, notre question doit être, non pas :"Comment ai-je brillé aux yeux de mes plus proches ?", mais :"Comment ai-je aimé, pour me rapprocher de son amour ?"

Nous sommes la chose de Dieu, et il fait acte de propriétaire sur tous nos réflexes de bonheur. Dans notre vie de tous les jours comme dans notre mort à notre dernier jour, nous appartenons au Seigneur. Et ce n'est pas une soumission résignée et triste : nous Lui appartenons parce que nous voulons tout Lui rapporter et Lui reconduire, parce que nous n'ambitionnons aucune existence autonome, et que nous nous souvenons de Lui à tout moment : celui qui nous aime nous jugera, avec infiniment d'amour. Notre vie tout entière est   habitée par son amour, et le propre Fils de Dieu a vécu, mystérieusement, une vie en tout point semblable à la nôtre. "Car si le Christ a connu la mort, puis la vie, c'est pour devenir le Seigneur et des morts, et des vivants"que nous sommes.

Et la chance inouïe qui ensoleille ma vie éclaire tout autant la vie de mon compagnon ou de ma compagne, que Dieu veut sauver à tout prix. "Alors toi, pourquoi juger ton frère ? Toi, pourquoi mépriser ton frère", comme s'il était moins aimé et moins digne de l'être ? "Tous nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu", tous aimés et tous "en dette" d'amour. Lui aussi, elle aussi, vit pour le Seigneur, et mourra pour Lui, quand son heure sera venue."Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur, toute créature tombera à genoux devant moi, et toute langue acclamera Dieu".

 

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