Sa vie de famille (Lc 2,52)

 

 

Le Fils de Dieu fait homme a voulu être en tout semblable à nous, et grandir au sein d'une vie de famille. Il est bienfaisant pour nous tous de contempler cette famille de saints, de nous rendre compte que sa vie n'a pas été différente du quotidien de nos familles à nous, et que Jésus a connu, tout comme nous, dans sa famille, des joies et des peines.

Joies

² Joie de Marie : Nous devinons ce que peut représenter pour une jeune mère de porter, de nourrir, de voir s'épanouir auprès d'elle un Enfant qui est le Fils de Dieu : "il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes". L'exemple de Marie a pour toujours sanctifié le destin de la mère de famille. La patience, le dévouement silencieux, le don de soi pour le bonheur des autres : de tout cela les mères chrétiennes voient le modèle dans la vie de Marie. Elle n'a été que ménagère, mais avec quel amour !

² Joie de Joseph. Il n'a pas marchandé sa peine, lui le charpentier, l'homme à tout faire du village. Son repos et sa joie, au cours des longues journées d'atelier ou au retour de gros travaux, était de regarder Marie et Jésus, de les écouter deviser, de les voir heureux et paisibles, grâce à lui, grâce à son travail, de voir Jésus accourir au-devant de lui et mettre ses petites mains d'enfant dans ses grandes mains d'ouvrier.
Ensuite, les années passant, il associait Jésus à son travail et lui ouvrait les secrets du métier.
Bien sûr, il n'était que le père nourricier de Jésus, mais il était si fier, en son cœur d'homme, de la confiance que Dieu lui avait faite et de l'estime que Marie lui montrait en le prenant pour compagnon.

² Joie de Jésus. C'était la joie de se soumettre en tout à Marie et à Joseph, de vivre dans un foyer uni, paisible et simple, où la prière et le travail s'unissaient harmonieusement, et où l'on n'entendait jamais ni dispute, ni colère, ni parole aigre, ni médisance. Joie de vivre dans un foyer ouvert à tous les besoins et à toutes les misères.

Épreuves

Rappelons-nous le doute affreux qui a traversé le cœur de Joseph, quand il a compris que Marie serait mère.
Rappelons-nous le départ pour Bethléhem, la layette, préparée avec tant d'amour, roulée dans un ballot, le refus de tous les hôteliers, l'étable incommode et froide.
Puis la fuite en pleine nuit pour l'Égypte, et "le jour le plus long", où il a fallu chercher Jésus perdu au Temple. Cette épreuve, imposée par Jésus lui- même, les parents ne l'ont pas comprise sur le moment, comme la souffrance quand elle survient dans un foyer.

Mais ils tenaient bien ferme le secret de leur bonheur : un même engagement pour le Règne de Dieu.

Quant aux chrétiens, c'est saint Paul (Col 3) qui leur énumère les conditions d'un véritable bonheur familial et qui les encourage dans la voie du dialogue, en leur redisant :
- "quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces à Dieu le Père",
- "supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement",
- "que la paix du Christ règne dans vos cœurs",

- "par-dessus tout gardez la charité, qui est le nœud de la perfection".

 

 

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