Jésus et la souffrance.

 

 

 

 

Jésus n'ôte pas à la souffrance son mystère, mais il reprend ce mystère dans l'affirmation de l'amour de Dieu, toujours premier, toujours dernier, toujours englobant.

Il n'a pas de réponse qui nous dispenserait de nous tourner vers le Père, de lui redire notre confiance "malgré" tout.

Il ne nous dit pas pourquoi Dieu a créé ce monde-là, cet homme-là, cette liberté-là, mais vient redire que le dessein de Dieu est toujours dessein d'amour ; si Dieu crée, si Dieu appelle, si Dieu "justifie", c'est finalement pour glorifier (Rm 8,30).

 

Alors, quelles sont les réponses de Jésus à la souffrance ?

 

Première réponse.     La toute première réponse de Jésus est sa solidarité avec l'homme qui souffre, avec le monde des hommes appelés au bonheur.

 

Deuxième réponse.   La deuxième réponse de Jésus est son agir messianique, son action d'Envoyé de Dieu :

- l'annonce du Règne de Dieu, l'annonce que l'amour de Dieu est englobant pour toute l'histoire des hommes et pour toute histoire d'homme, l'annonce que le projet de Dieu est de réussir l'homme ;

- une lutte incessante contre la souffrance du corps ;

- une compassion sans limite pour toute souffrance du cœur.

 

Jésus nous mobilise à la fois :

- pour l'annonce de la bonne nouvelle : nous sommes aimés, l'amour est plus fort que la mort ;

- pour son œuvre universelle de guérison des corps : il veut, par nous, aller au-devant de toute souffrance ;

- pour étendre sa compassion à toute souffrance du cœur : il nous veut tout en éveil de charité, artisans de paix et témoins de la miséricorde.

 

            Troisième réponse : Jésus dissocie pour toujours souffrance et culpabilité.

 

            Quatrième réponse.  Sa remise totale au Père dans l'Esprit Saint (sa confiance héroïque).

            Gethsémani a été le sommet de sa vie; La remise totale de nous-mêmes est aussi un sommet vers lequel nous devons tendre. Ne nous étonnons pas d'en être encore loin, et d'avoir à cheminer vers cette "confiance tout entière". Même au moment de notre mort corporelle, la confiance sera encore un don de Dieu.

            En se remettant au Père, Jésus a remis au Père tous ceux et toutes celles que le Père lui avait donnés.

            Le Christ nous appelle à cette Béatitude des mains ouvertes, et c'est Lui qui nous donne d'ouvrir nos mains pour remettre au Père notre propre destinée et tous ceux qu'il nous a donnés à aimer et à servir.

            Dans un grand "oui".

 

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