"Vous serez saints, parce que moi, je suis saint"

1 P 1,13-21

 

 

 

 

 

"Vous serez saints" : voilà des paroles qui n'arrivent pas à vieillir, alors même que les années commencent à peser sur nous, parce que cette consigne réveille en nous l'appel de toujours, entendu personnellement et que nous avons voulu percevoir ensemble.

 

Le but est clair : ce n'est pas quelque chose, mais Quelqu'un.

Il s'agit de regarder Dieu, d'imiter Dieu ("Toi, Tu ouvres la main") et de reproduire l'image de son Fils, de coïncider chaque jour avec le projet de Dieu sur nous-mêmes, sur le monde, sur ceux que nous aimons, "afin que pas un ne se perde".

 

Car le projet de sainteté (ou d'authenticité dans l'amour) vient de Dieu, et nous, en face, nous avons à nous tenir dans l'obéissance filiale.

 

Et Pierre nous jalonne la route :

- une rupture journalière avec le passé pécheur, "les convoitises de jadis, le temps de l'ignorance" ;

- la vigilance de ceux qui savent à quoi s'en tenir sur eux-mêmes et sur leurs forces, de ceux qui savent que la fidélité est écrite, mais dans le cœur de Dieu ;

- un renouveau de l'espérance :"Espérez pleinement en la grâce qui doit vous être apportée par la révélation de Jésus Christ".

 

La pleine révélation du Christ, la totale manifestation de ce qu'Il est pour nous, est réservée pour la grande rencontre, mais chaque jour le Père révèle son Fils en nous à travers sa parole, à travers le partage du même Pain eucharistique, à travers l'harmonie difficile des cœurs.

 

Tous les jours un dévoilement nouveau,

tous les jours une nouvelle grâce d'amitié :

 

c'est cela que le Christ nous permet d'espérer.

 

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