La peur

Rm 8,16-17

 

 

 

 

Il y a bien des sortes de peur : peur de souffrir, peur du danger physique, peur des autres ou de l'autre, peur de perdre, peur de se perdre.

La plus subtile, et pas la moins pénible, est sans doute la peur de Dieu, de son regard sur nous, du mystère de son dessein pour nous ; la peur de Dieu qui nous empêche d'accueillir "avec joie" et simplement ce qui nous vient de Lui et ce qui nous mène vers Lui.

 

De cette peur-là le Christ Jésus nous a pour toujours délivrés, et l'Esprit Saint prolonge en nous cette libération : "L'esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, pour retomber dans la peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils".

 

Par une sorte de témoignage à l'intime de nous-mêmes "il affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu", en nous donnant d'affirmer à notre tour que nous sommes des fils :"poussés par cet Esprit nous crions vers le Père, en l'appelant Abba".

Abba, le nom d'intimité et de tendresse que Jésus employait pour parler à son Père. (Non point "papa", car cette nuance de petitesse n'est pas attestée dans l'hébreu contemporain du Christ, mais quelque chose comme "père chéri, père aimé").

 

Il ne tient qu'à nous de quitter la peur, de vivre en fils et en filles de Dieu ; il faut  seulement se laisser conduire par Dieu, "se laisser à l'Esprit", comme disait, au grand siècle, Mr Olier.

 

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