Celui qui doit venir

(Mt 3,3)

 

 

Pour notre méditation, partons ce matin d'une phrase, paradoxale, de l'oraison de la messe :
"… la présence au milieu de nous de Celui qui doit venir".

² Comment comprendre cela ?
S'il doit venir, comment Le trouvons-nous déjà au milieu de nous ?
S'il est parmi nous, pourquoi l'attendre encore ?
À vrai dire, nous sommes confrontés, par cette simple phrase, au mystère de l'Avent.
Le Fils de Dieu est venu, il est déjà venu, dans l'humilité de la crèche, de Nazareth et de la Croix.
Cette venue du Fils de l'Homme a eu lieu, une fois pour toutes,
de même qu'une fois pour toutes Il est monté auprès du Père, après sa Résurrection.

Alors, quelle venue du Christ attendons-nous encore ?

²   D'abord sa venue dans la gloire, à la fin des temps,
quand il viendra "juger les vivants et les morts".
Et puis aussi sa venue quotidienne, pour prendre possession
de ce qu'il vit, qui lui est offert,
de notre cœur, que nous lui ouvrons librement,
de tous nos réflexes, qu'il veut transformer par son Évangile.
Il vient pour être connu, reconnu, aimé, et préféré
par tous ceux et toutes celles qu'il nous a confiés
et pour qui nous voulons ce bonheur de rencontrer l'Image de Dieu.

²   Il est venu, Il viendra, Il vient tous les jours :
c'est pourquoi l'Église nous fait vivre l'attente
et prend modèle sur l'espérance séculaire des croyants d'Israël, sur "les prophètes et les rois",
dont parle Jésus, "qui ont voulu voir ce que nous voyons, et ne l'ont pas vu,
entendre ce que nous entendons, et ne l'ont pas entendu".

²   Ce que nous voyons, c'est la puissance du Ressuscité à l'œuvre pour le salut des nations,
c'est "la connaissance du Seigneur" qui peu à peu "remplit la terre
comme les eaux recouvrent le fond des océans".
Ce que nous entendons, c'est le message du Fils de Dieu,
qui retentit maintenant jusqu'au bout du monde.

²   Déjà nous voyons, déjà nous entendons,
et c'est pourquoi notre espérance est pleine de certitude et de paix.
Ce que Dieu a fait pour nous et en nous garantit ce qu'il fera.
Nous attendons chaque jour une venue du Seigneur
qui soit pour nous plus libérante, plus éclairante, plus apaisante,
mais déjà l'Esprit de Jésus, présent en nous,
nous donne la joie de l'accueillir, et la force d'espérer.
Déjà Jésus demeure en nous et nous en lui, et à chaque Eucharistie nous célébrons

"la présence parmi nous de Celui qui doit venir".

 

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